30.10.2008

Notions.............

Irimi%20notion.jpgLe terme irimi peut avoir plusieurs interprétations. En Aïkido, il désigne l’action de rentrer.Comme on peut le voir sur le schéma irimi est composé de deux caractères. Celui du haut, iri, signifie entrer. Il représente l’entrée d’une maison.Le second kanji, mi signifie le corps. Il représente une femme enceinte. Le corps ici est donc lié à une idée de plénitude. Irimi est donc l’action de rentrer avec le corps. Ce terme est présent dans toutes les écoles d’arts martiaux japonais même si son application technique présente évidemment des variations. En Aïkido, irimi est une notion fondamentale à tel point que maître Tamura explique dans son livre « Aïkido » que selon O Senseï, l’Aïkido est irimi et atemi. Irimi est évidemment un principe présent dans irimi nage, mais doit aussi être présent dans toutes les techniques. Irimi est l’engagement total et sans arrière-pensée du corps dans l’action.

 

Comme irimi, le terme tenkan est composé de deux caractères.Le premier, ten, est formé de deux parties. La partie gauche symbolise le véhicule. La partie droite est elle-même divisée en Tenkan%20notion.jpgdeux parties, haute et basse. La partie haute représente une pelote de fil et un contrepoids qui étaient utilisés lors du tissage tandis que la partie basse symbolise I’unité de mesure japonaise sun, qui correspondait à la largeur d’un doigt de la main. Cette unité est encore utilisée au Japon avec les shaku pour donner la longueur d’une lame de sabre. Ensemble, ils évoquent un geste circulaire.Ten transmet donc l’idée de tourner, pivoter.
Le second caractère, kan, représente une femme en train d’accoucher. Il symbolise le changement qui s’opère dans le corps de la femme à l’instant où l’enfant qu’elle porte vient au monde.
Kan transmet donc l’idée du changement.Liés, ten et kan représentent en Aïkido le principe qui nous permet de changer la situation en modifiant notre position par un pivot. Notez que concrètement irimi est généralement un pas vers l’avant et tenkan un pivot. Ils sont parfois combinés et irimi tenkan est donc un pas suivi d’un pivot comme dans la technique uchi kaïten nage effectuée sur l’attaque shomen uchi.

 

Taï sabaki est une autre expression composée de deux caractères.Taï est un des nombreux kanjis qui avec de légères nuances signifient corps. Celui-ci est composé à gauche d'une partie tai sabaki.jpgreprésen¬tant les os, et à droite d'une partie transmettant l'idée d'abondance. De nombreux os sont donc une des images du corps.Sabaki est composé de trois parties. A gauche une main, au centre une articulation de deux os, et à droite un couteau. Sabaki qui donne le verbe sabaku transmet donc l'idée de séparer, déméler, mettre en ordre.

En Aïkido, taï sabaki est le déplacement du corps par lequel on reprend l'avantage. Une des erreurs fréquentes est de croire que taï sabaki est un déplacement particulier. Taï sabaki est un principe qui ne désigne aucune action en soi, contrairement à irimi, tenkan, ou irimi tenkan qui sont tous des taï sabaki.

 

Shiseï est composé de 2 idéogrammes : Shi et Seï,Le premier idéogramme, qui peut aussi se prononcer «Sugata» quand il est utilisé seul, signifie : silhouette, contours, forme, image, apparence.

Il est lui même composé de qui signifie suivant(en haut)et de qui signifie femme(en bas)
Etymologiquement, il superpose 2 notions :Celle de la femme qui vient en suivant.On ne peut pas bien voir son visage, mais seulement sa silhouette, ses contours, sa forme globale.
shisei.jpg

Celle d'une femme avec l'apparence qui suit son maquillage et habillage, qui lui confèrent une certaine tenue (physique, vestimentaire et d'esprit), une forme, une apparence convenable.
Le deuxième idéogramme, qui peut aussi se prononcer «likioï», signifie : vigoureux, énergique, puissant.

Il est lui-même composé de (en haut à gauche), qui représente des poteries en terre séparées par de petits podiums pour être convenablement empilées les unes sur les autres (comme les vertèbres du corps humain). Cet empilement correct permet de préserver leur forme initiale (bien ronde en haut à droite) nécessaire pour conférer la solidité indispensable (force en bas) à ces poteries pour qu'elles puissent remplir correctement leur fonction. Par ailleurs, cette force de corps et d'esprit est indispensable pour veiller les nuits et les jours de cuisson de ces poteries empilées correctement et garantir leur solide forme ronde.
Shiseï peut donc se résumer à :
• l’apparence globale, la simple silhouette, que confère la tenue correcte d'une personne : shi
(avec ses vertèbres bien empilées), qui laisse percevoir toute la vigueur qui en émane : se

 

 





 

29.10.2008

l'IAIDO

 

Le IAÏDO , art du sabre japonais, discipline majeure du samouraï d'autrefois est l'art de dégainer le sabre et de couper dans le même instant. Art du geste spontané et naturel, c'est une discipline qui se pratique seul, face à soi-même, sous forme de KATA (mouvements codifiés).

Historique du IAÏDO:
Aussi vieille que le sabre japonais lui-même, cette discipline fut d'abord pratiquée en tant qu'art martial. A l'époque des BUSHI (guerriers japonais), la rapidité, la puissance et la précision du dégainage décidaient souvent de l'issue d'un combat. Dès l'époque d'EDO (1600-1868), une paix relative régnant sur le pays, le but de cette pratique se mua en but spirituel et le maniement du sabre devint graduellement un exercice d'habileté et de contrôle de soi appelé "IAÏDO".

Étant basé sur l'expression de l'individu à travers des mouvements techniques clairement définis, les individus étant tous différents les uns des autres, l'idée de compétition sportive en est totalement exclue. Il y a aujourd'hui plusieurs écoles dont certaines conservent encore beaucoup de leur aspect combatif. La plus populaire et qui reste une excellente introduction à l'art du sabre et qui de plus est une méthode d'éducation complète pour le pratiquant, est l'école : MUSO SHINDEN RYU IAIDO. Rénové par le célèbre Maître Nakayama HAKUDO.
Principes du IAIDO
I-AÏ-DO: littéralement "la voie d' exister harmonieusement" met l' accent comme toutes les disciplines du BUDO, sur une perfection de la coordination du corps et de l' esprit. Les KATA de IAIDO se pratiquent seul. Un contrôle parfait de son propre corps et esprit est certes l' ingrédient indispensable. Le fait, également, de pratiquer avec une vraie lame (KATANA) aussi aiguisée qu'un rasoir, fait de cette noble discipline un exercice de précision qui ne manque pas d'attrait. Étiquette, patience, coordination totale de l'être, espace/temps, puissance intérieur, humilité... caractérisent aussi cette étude.

Techniques du IAÏDO
Si les KATA (formes pré-arrangées) occupent la majeure partie de l'entraînement du débutant, ce dernier sera vite confronté aux deux autres aspects du IAIDO : le travail en SÔTAÏ avec le BOKKEN (pratique à deux avec le sabre de bois) le TAMESHIGIRI (la coupe d'une cible). Dans chaque mouvement du IAÏDO on peut distinguer 4 phases principales :

NUKI TSUKE (le dégaînage)
KIRI TSUKE (la coupe principale )
CHIBURI (le nettoyage de la lame)
NÔTO (le rengaînage)

Les techniques s'exécutent debout, et surtout dans deux positions assises difficiles, SEIZA (les deux genoux au sol) et TATEHIZA (un genou au sol, l'autre relevé). Les techniques du IAÏDO développent une concentration intense et peu commune. Il n'y a aucune contre-indication majeure pour cette discipline sans compétitions. C'est aussi une pratique très prisée par les industriels et hommes d'affaires japonais , pour son développement interne.

consulter le site de la Fédération Européenne d'IAI
www.fei-iai.ch

Notre stage aikido a Skikda avec Mickaël Martin du Shumeikan dojo

notre stage aikido a skikda avec mickael martin.JPG

 

 

très bonne accueil, salle et infrastructure à la hauteur de l'événement, très bonne couverture médiatique (radio et presse écrite) .D'un point de vue technique Mickael a montré les bases selon Tamura sensei , j’étais aussi impressionné par le travail du sabre ( influence de Kuroda sensei ) .

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